Regards d'Outre Songe

Regards d’Outre songe

Editions du Grand Tétras 

                    "  A Toi qui, dans ta nuit, parmi tes souvenirs à la  dérive, passes le gué lumineux des mots ! ""


Vous pouvez vous procurer

Regards d’Outre-Songe  

                                 
chez l'Editeur                         

15  € + port                          

Atelier du Grand Tetras          
25210 Mont de Laval            
                                            
       

 -:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-
   

                                                                                    I

                                                                                                         Dans une autre lumière  
                                                                                              
Prix Paul Valéry & Louise de Vilmorin  2000

                II

Si haut que fût le vent
prix Charles d'Orléans 2002

Extraits :   
                                                                                                                                                                              
                                    

                                                                                                  

                                         

Dans une autre lumière

Fenêtre !...  Ouverte sur la nuit, fenêtre ouverte sur le songe, ouverte aux confusions de l'ombre et de l'Être, un trouble, né au seuil de ton mystère, fixe le scintillement obscur du rêve dans la marge du temps!       
Les mots, chant de source insinuée parmi mes terres asséchées, coulent en l'esprit où stagne l'onde de l'indiscernable. 

Au couchant de mes soleils intérieurs, étrange est le cortège des lueurs pressenties. L'arc, où la terre devient ciel, hisse dans la pensée son tison d'éternité, et trace, dans le silence, un chemin d'ombre et de pureté autre que ceux où tarde encore l'écho de mon espoir. Aux lisières du verbe, des halliers obscurs masquent le labyrinthe où règne l'énigme du songe et du savoir. En s'y perdant, l'Être se retrouve, et sa parole oscille entre l'éclair et le néant. Le monde peut chanceler sous le poids du rêve, tel y marche, qui n'aurait pour horizon que ce rêve ! Son âme, en sa dérive, lui semble aveindre l'abîme, ... et puis s'écouter vivre, pour la première fois, d'une autre mélodie. Par où décline l'horizon, de sourds torrents se perdent avant d'atteindre les ténèbres. Il faudrait ne pas les franchir, mais remonter aux sources où palpite le désir dans le souffle du vent, et puis, avancer, ivres des heures, comme si, de toute éternité, était là le dû de notre humanité.      
Dans le vide intense et silencieux d'un mirage immobile, la fusion étincelante d'une lueur entre les branches verse au creux de l'attente un souffle qui court vers un lointain céleste.          
Pris au piège de l'indéchiffrable, tous mes élans s'égarent et bruissent des fragilités cristallines des mots. Par la fenêtre ouverte, la chape informe de l'ombre entre et  trouble l'espace. L'absence, encore, de toute manifestation  vivante, de tout signe matériel, s'érige en une présence indéfinissable, imperceptible, qui, pourtant, m'envahit.
Seul, parmi tous, je peuple l'abîme de mes yeux, et je hâte  l'envolée de mes rêves. Le chant d'un chœur céleste lie mes songes au vent, et c'est ma plainte, haute en un souffle éperdu, qu'une lente migration de grands oiseaux sauvages emporte, nostalgique, vers les confins du ciel, où roulent les nuages. 

 

 

                        -:-:-:-:-:-:-:-:-

 

Toujours, il y eût l'élan d'un nouveau songe, et, dans l'élan du songe, l'errance, en moi, d'une grande œuvre efflorescente. Mais, toujours il y eût cette marche immobile vers des flammes mourantes, quand la ronde des ombres mêle à son vertige d'infimes perspectives. Il y eût, alors, un si long silence, une telle indécision dans l'attente, qu'au versant de la nuit, une plainte monta comme un soulèvement très lent du songe.  
Et ce fut aux premiers frissons du matin, comme issu de lointaines promesses, qu'il me vînt à l'esprit d'écrire ce poème.  

 

           

Au couchant de mes soleils intérieurs, étrange est le cortège des lueurs pressenties. L'arc, où la terre devient ciel, hisse dans la pensée son tison d'éternité, et trace, dans le silence, un chemin d'ombre et de pureté autre que ceux où tarde encore l'écho de mon espoir. Aux lisières du verbe, des halliers obscurs masquent le labyrinthe où règne l'énigme du songe et du savoir. En s'y perdant, l'Être se retrouve, et sa parole oscille entre l'éclair et le néant. Le monde peut chanceler sous le poids du rêve, tel y marche, qui n'aurait pour horizon que ce rêve ! Son âme, en sa dérive, lui semble aveindre l'abîme, ... et puis s'écouter vivre, pour la première fois, d'une autre mélodie. Par où décline l'horizon, de sourds torrents se perdent avant d'atteindre les ténèbres. Il faudrait ne pas les franchir, mais remonter aux sources où palpite le désir dans le souffle du vent, et puis, avancer, ivres des heures, comme si, de toute éternité, était là le dû de notre humanité.       
Dans le vide intense et silencieux d'un mirage immobile, la fusion étincelante d'une lueur entre les branches verse au creux de l'attente un souffle qui court vers un lointain céleste.           
Pris au piège de l'indéchiffrable, tous mes élans s'égarent et bruissent des fragilités cristallines des mots. Par la fenêtre ouverte, la chape informe de l'ombre entre et  trouble l'espace. L'absence, encore, de toute manifestation  vivante, de tout signe matériel, s'érige en une présence indéfinissable, imperceptible, qui, pourtant, m'envahit.
Seul, parmi tous, je peuple l'abîme de mes yeux, et je hâte  l'envolée de mes rêves. Le chant d'un chœur céleste lie mes songes au vent, et c'est ma plainte, haute en un souffle éperdu, qu'une lente migration de grands oiseaux sauvages emporte, nostalgique, vers les confins du ciel, où roulent les nuages. 

 

                        -:-:-:-:-:-:-:-:-

Sous le frisson d’un souffle sur les eaux, d’étranges rumeurs égarent l’océan jusqu’aux confins des nuits étincelantes. Les songes, au seuil d’un si grand espace, prennent élan vers un pays futur

A l’heure où l’aube s’élucide dans les reflets d’une eau dormante, l’onde opaline du vent, dans les hauts de l’azur, feutre l’espace où se déploie le cercle fascinant du rêve.         
Lorsque grandit, en moi, la mélodie très pure qui, lentement, dérive jusqu’au seuil noir des sables, la grève garde l’empreinte de mes songes échoués.

 

                              


Partout où s’épanouit la forme du matin, le pastel imprécis du jour mêle tous les chemins du ciel aux sillons irisés de la mer. Des musiques étranges flottent, pareilles , où la passion, tel un vaisseau de haute mer, porte ses migrations au plus haut point d’une ultime ferveur.   
Qu’il me souvienne, en cet instant, de la naissance des saveurs du monde sur mes lèvres, parmi toutes ces choses qui sont l’écume de la mer, qui sont  errantes sur la mer !      
 C’est l’impatience qui creuse en moi de grands bas-fonds, et parle de solitude !  A moi, cependant, ce libre lieu d’azur, non ce dévers de l’homme aveuglé par ses lueurs désertées !

 

                                       


De l’épuisement du souffle naît une félicité où  notre vie s’accroît des cendres de nos jours !

 

-                    :- :- :- :- :- :- :-


Voyez ces Temples, indéfectibles sous le heurt du destin, … leur ombre, sur le ciel !          
Près des rives instables du temps, leur seuil est inabordable tant est rapide le courant de nos jours ! Il nous semble qu’un pas nous y ait précédé quand naissent, sous ces arches qui s’assemblent, les chemins perdus des brumes idéales. Ici, le silence pense, et l’on se meut dans un univers de couleurs ourdies aux polarités du verbe. Dans l’aube qui renaît comme une lueur sous la cendre, règne, à la cime des heures, le très haut signe d’un nouveau songe. Son harmonie s’accorde aux clartés inconnues, naissant à l'horizon, et, ce lieu redevient le lieu de tant de nostalgie que s’épanouit l’espoir, et que tel vient ici, qui va d'un même élan que l’onde profuse des lointaines aurores.  

 

 

               

Impatient, j'y suis l’immensité, et tout, sur moi, s’inscrit et passe.  

 
Seule l’absence de frontière me protège !          

Je sens monter dans la torpeur de l'âme les brumes solitaires des marais du jour. De leur haleine, haute en un souffle éperdu, un étrange poème emporte sa complainte jusqu'aux confins du ciel où roulent les nuages, écartelés par les gestes de la pluie.

 

       


Mes pentes intérieures déversent, traces intimes et concrètes de mon passé, le flot des souvenirs dans le cours alourdi des heures.  
Entre la nuit qui s'achève et le jour qu’on soupçonne à peine, vibre une lueur, sombre, diaphane, qui, dans l’attente, donne à l’aube une épaisseur fugitive. La beauté du lieu, secret, de parfaite ordonnance, m’exalte jusqu’à l’incandescence de l’être. Je foule, ô ! plénitude ! le seuil de ce qui, réel en un monde de sortilèges, fut trop tôt interrompu.  

 

- :- :- :- :- :- :- :-  

 

O! feuillages sur les murs, houle que louange l’orage sur des vagues d’ombres et de clartés, souffle du Prince d’un peuple d’images, qu’un immense péril agite jusqu’aux cimes, et qu’un souffle barbare heurte sans fin en leurs reflets, revenez aux sources alizées pour éloigner ces reîtres obscurs qui laissent leur empreinte parmi tant de possibles, et vouent à l'abîme, mes paroles perdues !      
 Pour changer le dédale entre les frondaisons, laissez filer le souffle jusqu’aux forêts d’une autre rive !  
Que, des hautes nuées paisibles, tombe une autre semence en l'odeur d'une fleur !          
Vous voici, tel qu’en vous s’enlise le temps, et tel qu’en vous le Prince abdique en ses fracas de foudre ! Mais, le chant du passé murmure le printemps, où se hâte la sève, et où renaît la source animant son reflet. Pareil à ces nuages mordorés de soleil et de nuit, Prince d’un peuple de feuillages, ramène le jour comme une prise de haute mer !

 A l’heure où renaît le jour, revienne en moi l’écho de ta voix, enfouie sous un long silence quand s'estompe, aux marches de l’orient, le damier d’ombres dans la lumière !  

Quand règne ma rêverie, je m’égare, au gré des souvenirs, et le temps, de rien, sinon du vent, ne fixe plus les bornes. L’espace, où ne vont plus mes pas, vibre encore en moi sur un souffle des mots : telle une eau de rivière qui rêvant d’océan, frémit, en son sillage, de la nostalgie de sa source.

 

           

 

Alors qu’au présent il n’est rien de parfait, ni de pur, je tente, en quête d’absolu, de maîtriser l’avenir. Voulant forcer l’attente, j'abolis en moi l’objet de mon désir. A rechercher l’improbable, à refuser l’invariable, dès lors que tout, en mon idée vacille, je m’enchaîne à l’absurde.  

Minérale, l’atmosphère pétrifie mes traces   ; je m’égare, mais ne fais, passant du clair à l’obscur, que me perdre de vue.

Comme une rivière qui, tarissant son cours, s’enfouirait, happée pour d’autres résurgences, je sombre en ma langueur, et cherche en mon attente, un signe miraculeux du hasard.
Et cette attente vaine - que brise la brise d’une caresse imprévue - propage en la lumière le spectre d’un monde sans finalité.

Je ne vois, maintenant, que des terres nues, peuplées d’ombres qu’il me faut nommer, où se déchiffre une présence que ruine le temps, et qu’emporte, en son cours, je ne sais quelle violence d’un feu où ne renaît plus le phénix. Un vertige m'y précipite, sur un charroi d'images, et je foule le seuil de ce qui, réel au monde de mes rêves, n'est plus qu'une ombre errante sur la glèbe asservie.           
Mon souvenir est pur, que le jour renouvelle .…et clair, dans la ferveur des nuits !      
Dans la durée, sans cesse, au gré des mots, des chants mêlent à ma voix, les ondes de ces astres que je ne nomme plus.  

 

- :- :- :- :- :-  

 

 

O! rumeur inachevée !        

En ces lieux où le silence est aussi refuge, regrets ou peine, veille une étrange attente qui, dans son énigmatique épiphanie, m'incline à de nouveaux espoirs. Trop longtemps lié aux ombres tutélaires qu’un autre temps de vivre a rendu passagères, je vais de ce côté de l’Être, où, lorsque la nuit vient, vibrent encore les transparences de l’éther. Le souffle interrompu du temps fixe les mots dans la nuée, au point aveugle du désir, quand gît, abandonné, le signe du destin. Violent contre le silence, violent contre la distance qui m’éloigne de l'apparence neutre de mon cœur, mon cri, dans l'espace, mêle au ruissellement du vent sa présence, vibrant pure, dans la brèche ouverte du soir. Par cette déchirure, je heurte l'infini et je cèle, entre lune et soleil, mes larmes inassouvies d'enfant.

Quand, au leurre des heures, je nomme l’aube pour renaître, enfin, dans une autre lumière, les mots, comme les nues, s'assemblent dans mon regard. Ils marquent, d’un rythme lourd, les gestes clairs qui nouent mon ombre à la part ignorée de ma vie.


           

 

Pour l'éveil attendu d'un paisible matin, je déroule le fil qui enroule les heures et, par le don du jour, je laisse, dans l'âtre aux lueurs renaissantes, brûler la sève impérissable de ma vie. Dans l’encens doré de la brume, monte ce chant lointain qui berce le passé, et qui, de son murmure, fait un sillage d'âme à d'anciens souvenirs reclus en l'horizon.


-:-:-:-:-:-:-:-:-

                                         II 

 

 Si haut que fut le vent  (extraits)

 

Chant 5

        

Sous l’anneau des nuages, accumulés entre les flancs de la vallée, l’eau des torrents s’écoule, condamnée, dirait-on, à suivre le flux stérile d’un rêve abandonné.

           
         

Qu’importe si le ciel et le regard tournent et vacillent dans la débâcle quotidienne des flots. Dans un reflet de l’âme, la transparence du rêve se brise ; le temps charrie les souvenirs et leur lente procession de mots s’efface lentement dans le silence et l’oubli.       
Ainsi, le sens se perd dans l’indicible, et l’essentiel se noie dans l’incommunicable.

 


        

 

Nulle phosphorescence de l’absolu, nulle promesse d’une terre où renaîtraient des vies dans l’énigme des effondrements obscurs, n’inscrivent de cohérence dans l’illumination du soir. Les choses divaguent dans un cours que la fuite du temps dirige.
Dans la déroute des flots se pressent les espérances qu’on ne devine plus quand nul horizon nouveau n’oriente plus les rives. Le murmure de l’eau, comme absente, glisse dans l’indifférence d’une mémoire infinie, entre la brume et le soleil. Un océan s’entrouvre, à contre jour, dans l’épanchement d’un autre rêve, et les mots de l’hiver consentent enfin aux tiédeurs des prochaines saisons.       

 

Tout recommence dans l’abîme, dans la brume des heures et des rives d’une hâtive confiance, dans l’inconnu d’un instant ascendant dont la ferveur dissipe les âcres images .           
La nuée, dans un élan de source, brise le néant quand le printemps rassemble dans l’herbe les feux de l’éclair, et, dans les pierres, le souffle du ciel.   
On dirait que le temps fait halte, comme hésitant ; qu’un monde aussi fait halte près des cimes, puis dévale en une vague sans limite.

 

Au confluent des jours, les mots déferlent dans le vent ; leur flot de souvenirs dérive au long du fleuve pour sombrer à l’estuaire en une errance sidérale.

Parole fière de la lumière,            
Trace d’une ombre dans le tain du miroir,         
Frondaison d’écume sur l’eau mouvante,          
Feuillage,
Au seuil des mots,  
Fragile et seul domaine    
Où l’eau et le vent se confondent.

 

-:-:-:-:-:-:-:-

  

Chant 6

 

Quand il n’est déjà bruit que d’arrière-saison, les sillons de la pluie rejoignent les chemins où ceux, qui toujours savent le murmure des sources, lèvent encore des pierres pour les orgues du vent.        

Si haut que soit l’orage, l’éclair s’éteint entre les haies, délivrant sa semence aux nuées souterraines dont s’accroît l’océan. Qui sait lire le lit des rivières profondes, y déchiffre un passage entre les gués obscurs, et, de ce côté-là de l’espace et du temps, décline vers l’oubli les hautes crues de l‘ombre.

 

               En ce pays captif, où l’onde du passé consacre une mouvance dont nul ne tient le fief, s’épanouit encore ce singulier dessein de vivre sans destin, errant sans horizon au gré de courses minérales.
En ce monde rivé au poids sans âge du hasard, le désir et l’espoir noient en l’onde l’ultime vibration des ténèbres. Le temps y est miroir où le rêve se mêle aux chemins qui le mènent, et, peut-être, l’instant est-il éternité quand, ne sachant mourir, il reprend chaque fois sa tâche d’espérance ?

Et ce n‘est, au matin, comme un grand vent d’orage, que l’élan d’un écho.

Un ruissellement de feuilles, le murmure d’un chant, et l’innombrable image des pentes d’herbe rase, égarent l’horizon aux crêtes du regard.      
Ombres tapies au centre d’anciens souvenirs, les ruisseaux dansent, perdus en quête de lumière. Ils renaissent au ciel, sur les fresques du vent en ruisseaux bondissant d’une nouvelle aurore.
 

Mais, ce n’est pas assez que tant de terres hautes et tant de choses à renaître glanent la sève des étangs endormis, encore faut-il que, des rives lointaines, viennent d‘autres courants en accroître le flot.          

 C‘est alors, au matin, le tout premier hommage aux prodiges du vent. Au long balancement des plus denses ombrages, c’est d’un même mouvement que rampe la lumière quand s’égoutte la nuit à la fourche des branches.            

 Sur ces versants offerts, partout où l’arbre aiguise sa flamme, jusqu’aux monts de chênes et de hêtres parés d’épicéas, vous pouvez, ô vents, célébrer encore le silence !

 

 -:-:-:-:-:-:-

Chant 7

A la Saint-Jean d’hiver culmine, au fond de soi, un soleil intérieur... et, même si le songe en alourdit l’élan, au pôle de sa courbe s’accroît sa ferveur. L’homme, héritier de l’ancienne parole, met en ses yeux des lumières nouvelles.

 De si haut lui est venu l’espoir, et de si loin aussi, qu’il lui faut céder à la voix solitaire qui, toujours, prévaut contre la rumeur des foules. Et si vaste est le souffle de l’insaisissable, qu‘il est seul, encore, à porter témoignage contre la vacuité du nombre.

- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :-

Quand nous aurons puisé
En des sources nouvelles,
Le regain d’espérance
Que recèlent les jours,
Et lorsque nous aurons
Puisé dans des eaux closes,
L’onde d’un cri désert,
Le temps aura passé -qui se dissipe -
Sa tâche faite.

Quand nous aurons cueilli,
Sous la voûte des heures,
Des brassées d’ombres pures,
Nous renaîtrons d’un souffle
En l’âme du miroir
Où seront confondus
Le rêve et les chemins.

 

Et l’aube aura forcé l’évidence des rives
En reprenant aux rêves la marge du temps,
Et l’aube aura forgé,
Jusqu’à la proue du monde,
La chaîne de nos mains
Unies dans la fraternité.

 

-:-:-:-:-:-:-:-:-

Noter cette page

0/10 sur 0 vote

Sélectionnez une note dans le menu déroulant.
Commentaire (0)

Aucun commentaire

Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

Champ de sécurité

Veuillez recopier les caractères de l'image :